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Idées fausses courantes sur les soins dentaires généraux

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Les idées reçues sur les soins dentaires généraux

La santé bucco-dentaire fait partie intégrante de l’état de santé général d’un individu. Pourtant, dans notre société, les soins dentaires sont trop souvent façonnés par des informations transmises de bouche à oreille, des méthodes traditionnelles sans fondement scientifique ou des orientations erronées trouvées sur Internet. À une époque où l’accès à l’information est extrêmement facile, la désinformation a paradoxalement augmenté. Des mythes transmis de génération en génération comme « se brosser les dents fort les rend plus blanches », « le saignement des gencives est bénéfique » ou « le bicarbonate est bon pour les dents » peuvent amener les patients, en voulant protéger leur santé bucco-dentaire, à provoquer des dommages irréversibles.

Les fausses croyances en dentisterie n’entraînent pas seulement une augmentation des caries ; elles peuvent également provoquer des récessions gingivales, des érosions de l’émail et même favoriser l’apparition de maladies systémiques. La santé ne doit pas être gérée par des suppositions, mais par des principes de médecine et de dentisterie fondés sur des preuves scientifiques.

Le mythe : « Plus je brosse fort, plus mes dents seront propres »

De nombreux patients pensent que plus ils appliquent de force lors du brossage, plus leurs dents seront propres et blanches. C’est l’une des idées fausses les plus courantes et les plus destructrices en dentisterie. La plaque bactérienne à la surface des dents est une structure molle et adhérente ; pour l’éliminer, il ne faut pas une friction agressive, mais un mouvement mécanique adapté. Le brossage trop vigoureux provoque une usure de l’émail appelée « abrasion ». À mesure que l’émail s’amincit, la dentine sous-jacente, de couleur jaunâtre, devient visible et les dents paraissent plus jaunes au lieu de plus blanches.

Le brossage agressif est également une source majeure de traumatisme pour les gencives. Pour échapper à ce traumatisme, les gencives se rétractent (récession gingivale), exposant les racines dentaires. Ces surfaces radiculaires, non protégées par l’émail, sont très vulnérables aux caries et provoquent des sensibilités au chaud et au froid. L’idéal est d’utiliser une brosse à poils souples ou médium, avec des mouvements doux de balayage de la gencive vers la dent. L’objectif ne doit pas être de « gratter », mais de « nettoyer en massant ».

Le mythe : « Mes dents ne me font pas mal, donc il n’y a pas de carie »

Dans la société, le critère principal pour consulter un dentiste est souvent l’apparition d’une « douleur insupportable ». L’idée selon laquelle « une dent qui ne fait pas mal est saine » constitue le plus grand obstacle à la dentisterie préventive. L’émail, couche externe de la dent, est le tissu le plus dur du corps humain mais il ne contient pas de cellules nerveuses. Ainsi, lorsqu’une carie est limitée à l’émail, le patient ne ressent aucune douleur. Lorsque la carie progresse vers la dentine, de légères sensibilités peuvent apparaître, mais elles sont souvent négligées. La douleur intense n’apparaît que lorsque la carie atteint la pulpe, là où se trouvent les nerfs.

Lorsque la douleur se manifeste, une dent qui aurait pu être sauvée par un simple composite peut nécessiter des traitements plus avancés et coûteux, comme un traitement de canal. De plus, certaines infections chroniques (comme les kystes) peuvent se développer pendant des années dans l’os de la mâchoire sans provoquer de douleur et être découvertes fortuitement sur une radiographie. C’est pourquoi des contrôles dentaires réguliers tous les 6 mois et des examens radiographiques panoramiques sont essentiels, même en l’absence de douleur.

La croyance : « Le saignement des gencives permet d’éliminer le mauvais sang »

Cette croyance, totalement opposée aux réalités médicales, est l’une des principales causes de la progression des maladies gingivales. Un tissu sain ne saigne pas en l’absence de traumatisme. Si vos gencives saignent lorsque vous vous brossez les dents, croquez dans une pomme ou même spontanément, il ne s’agit pas d’une « élimination du mauvais sang », mais du signe d’alerte d’une infection active, c’est-à-dire d’une gingivite. Pour combattre les bactéries, l’organisme augmente l’afflux sanguin dans la zone concernée, rendant le tissu enflammé et sujet au saignement.

Face au saignement, de nombreux patients cessent de brosser la zone en pensant « plus je brosse, plus ça saigne ». C’est l’erreur la plus grave. Dans une zone non brossée, la plaque bactérienne s’accumule davantage, l’infection s’aggrave et le saignement augmente. Ce cercle vicieux peut conduire à une perte osseuse (parodontite). En cas de saignement, il faut au contraire nettoyer la zone avec plus de soin et consulter rapidement un dentiste.

Tableau : Mythes courants et réalités scientifiques

Le tableau ci-dessous résume les idées reçues les plus fréquentes et leurs équivalents scientifiques :

Idée reçue (Mythe) Réalité médicale (Approche scientifique)
« Se brosser les dents avec du bicarbonate et du citron les blanchit. » La structure granuleuse du bicarbonate raye l’émail, tandis que l’acidité du citron provoque une érosion. À court terme, un effet blanchissant peut être observé, mais à long terme les dents deviennent ternes, jaunissent et subissent des dommages irréversibles.
« Les soins dentaires sont interdits pendant la grossesse, chaque enfant coûte une dent. » Il est faux de penser que le bébé prélève le calcium des dents de la mère. La gingivite gravidique est liée aux hormones. Les soins dentaires peuvent et doivent être réalisés en toute sécurité au bon moment (entre le 3ᵉ et le 6ᵉ mois).
« Le détartrage abîme l’émail des dents. » Les appareils ultrasoniques utilisés pour le détartrage ne grattent pas la dent ; ils éliminent le tartre par vibration. Ce qui est nocif, ce n’est pas le détartrage, mais la présence prolongée du tartre.
« Les dents de lait vont tomber de toute façon, inutile de les soigner. » Les dents de lait servent de guide aux dents définitives (maintien de l’espace). Leur perte précoce entraîne des encombrements. De plus, une dent de lait infectée peut altérer la structure de la dent définitive sous-jacente.

Le mythe : « La mauvaise haleine vient de l’estomac et il n’y a pas de solution »

Les personnes souffrant d’halitose pensent souvent que le problème provient de l’estomac ou de la gorge. Pourtant, les études scientifiques montrent que 85 à 90 % des cas de mauvaise haleine chronique sont d’origine buccale. Les cavités cariées, les prothèses mal adaptées, les dents de sagesse incluses et surtout les maladies gingivales, ainsi que les bactéries accumulées sur le dos de la langue, sont les principales causes de l’odeur.

Les odeurs d’origine gastrique (reflux, gastrite, etc.) sont rares et s’accompagnent généralement de symptômes digestifs marqués. Une bonne hygiène buccale, le traitement des caries, l’élimination du tartre et le brossage de la langue permettent d’éliminer la grande majorité des cas de mauvaise haleine. Plutôt que d’accepter la situation en pensant qu’il n’y a « pas de solution », un examen dentaire approfondi permet d’en traiter la cause.

Le mythe : « Si j’utilise un bain de bouche, je n’ai plus besoin de me brosser les dents »

Les bains de bouche et solutions antiseptiques sont des agents « complémentaires » de l’hygiène buccale ; ils ne remplacent en aucun cas le nettoyage mécanique (brosse à dents et fil dentaire). Le biofilm (plaque) adhère fortement à la surface des dents et ne peut pas être éliminé simplement en se rinçant la bouche, tout comme une assiette sale ne peut être nettoyée uniquement à l’eau sans être frottée.

Les bains de bouche doivent être utilisés après le brossage et le passage du fil dentaire, afin de réduire la charge bactérienne résiduelle et d’apporter une sensation de fraîcheur. Utiliser uniquement un bain de bouche sans se brosser les dents n’abaisse pas le risque de caries ou de maladies gingivales. De plus, l’usage prolongé et non contrôlé de bains de bouche contenant de l’alcool peut entraîner une sécheresse buccale et une irritation des muqueuses.

La croyance : « Si je ne mange pas beaucoup de sucre, je n’aurai pas de caries »

Le sucre est effectivement l’un des principaux facteurs de la carie dentaire. Cependant, il n’est pas le seul responsable. Tous les aliments contenant des glucides (pain, crackers, chips, pâtes) sont transformés en acides par les bactéries de la bouche. Ces acides attaquent l’émail et initient la carie. Les aliments collants comme les chips ou les crackers peuvent rester plus longtemps sur les dents et provoquer des attaques acides prolongées, parfois plus nocives que le sucre lui-même.

Ce qui compte, ce n’est pas seulement ce que l’on mange, mais aussi la fréquence et la durée de contact avec les dents. Le grignotage fréquent maintient le pH buccal à un niveau acide, augmentant le risque de carie. C’est pourquoi se brosser les dents après les repas, se rincer la bouche à l’eau en l’absence de brosse, ou mâcher un chewing-gum sans sucre pour stimuler la salivation sont des mesures préventives efficaces.

Les facteurs génétiques et la notion de « fatalité »
La phrase souvent entendue « ma mère a aussi perdu ses dents tôt, je suis génétiquement malchanceux » est partiellement vraie, mais elle sert souvent à justifier une hygiène buccale insuffisante. Les facteurs génétiques (composition de la salive, alignement dentaire) jouent un rôle, mais le facteur déterminant reste l’entretien. Les personnes présentant une prédisposition génétique peuvent conserver leurs dents toute leur vie grâce à une hygiène rigoureuse et des contrôles réguliers. La perte dentaire n’est pas une fatalité, mais une conséquence évitable.

Conclusion : un patient informé, des sourires en bonne santé

Se libérer des idées reçues sur la santé bucco-dentaire est le premier pas vers un avenir sain. Les méthodes et technologies utilisées en dentisterie évoluent constamment, améliorant le confort des soins. Plutôt que de se fier à des informations non vérifiées, consulter un dentiste quel que soit le symptôme permet d’accéder à des solutions scientifiques et personnalisées. N’oubliez pas : le meilleur traitement repose sur une information fiable et une dentisterie préventive pratiquée de manière régulière.

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