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Quelles sont les causes de l’augmentation du volume des seins chez l’homme ?

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Pourquoi la poitrine grossit-elle chez les hommes ?

Dans l’anatomie masculine, le tissu mammaire n’est pas fonctionnel ni développé comme chez la femme, mais il existe dès le développement embryologique et reste sensible aux hormones. L’augmentation mammaire chez l’homme, appelée en littérature médicale « Gynécomastie » (Gynecomastia), est une situation bénigne (non cancéreuse) beaucoup plus fréquente qu’on ne le pense, mais pouvant avoir un impact psychologique important. Pour de nombreux hommes, il ne s’agit pas seulement d’un excès physique : cela peut entraîner une perte de confiance en soi, une isolation sociale, des troubles de la posture (tendance à se voûter pour dissimuler) et des difficultés dans le choix des vêtements, affectant directement la qualité de vie.

La gynécomastie peut être unilatérale ou bilatérale, douloureuse ou indolore. Le mécanisme sous-jacent est le plus souvent un déséquilibre hormonal, c’est-à-dire une altération du rapport entre la « Testostérone » (hormone masculine) et l’« Œstrogène » (hormone féminine). Les facteurs déclenchants de ce déséquilibre sont multiples : processus physiologiques, médicaments, habitudes alimentaires ou maladies chroniques sous-jacentes.

Équilibre hormonal et gynécomastie physiologique

Bien que la testostérone soit l’hormone dominante chez l’homme, une certaine quantité d’œstrogènes est également présente, ce qui est normal. Le problème apparaît lorsque le rapport entre ces deux hormones bascule en faveur des œstrogènes. Les œstrogènes stimulent la croissance du tissu mammaire (prolifération), tandis que la testostérone l’inhibe. Il existe trois périodes clés du cycle de vie où cet équilibre peut se rompre naturellement ; l’augmentation mammaire observée durant ces périodes est appelée « gynécomastie physiologique ».

  • Période néonatale : Les nouveau-nés sont exposés à des taux élevés d’œstrogènes via le placenta pendant la grossesse. Ainsi, environ 60 à 90 % des nouveau-nés masculins peuvent présenter une augmentation du tissu mammaire. Cette situation disparaît généralement spontanément en quelques semaines ou mois après la naissance.
  • Puberté : La transition pubertaire s’accompagne de fluctuations hormonales rapides et intenses. Bien que la testostérone augmente, des pics transitoires d’œstrogènes peuvent survenir. Une sensibilité ou une augmentation mammaire est observée chez 30 à 60 % des garçons âgés de 10 à 14 ans, régressant le plus souvent en 1 à 2 ans.
  • Âge avancé (période sénile) : Après 50-60 ans, la production de testostérone diminue avec le ralentissement de la fonction testiculaire. Par ailleurs, l’augmentation de la masse grasse avec l’âge stimule l’enzyme aromatase, favorisant la conversion de la testostérone en œstrogènes. C’est la cause la plus fréquente de gynécomastie chez l’homme âgé.

Médicaments et substances responsables de la gynécomastie

L’équilibre hormonal peut être perturbé non seulement par les hormones produites par l’organisme, mais aussi par des substances externes. De nombreux médicaments prescrits ou substances récréatives peuvent provoquer une augmentation du tissu mammaire comme effet secondaire. Environ 10 à 25 % des cas de gynécomastie sont liés à la prise de médicaments, qui inhibent soit la production de testostérone, soit exercent un effet œstrogénique.

Les groupes de médicaments les plus fréquemment impliqués sont :

Anti-androgènes : utilisés dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate ou du cancer de la prostate.

Stéroïdes anabolisants : dérivés synthétiques de la testostérone utilisés pour augmenter la masse musculaire. L’excès de testostérone est converti en œstrogènes, entraînant une gynécomastie.

Certains antidépresseurs et anxiolytiques : médicaments agissant sur le système nerveux central.

Médicaments cardiaques et antihypertenseurs : notamment les inhibiteurs calciques et certains diurétiques.

Antibiotiques et traitements gastriques : certains antifongiques et médicaments anti-ulcéreux peuvent affecter l’équilibre hormonal lors d’une utilisation prolongée.

Pathologies sous-jacentes (causes pathologiques)

L’augmentation mammaire peut parfois être le symptôme d’une autre maladie évoluant de manière silencieuse. C’est pourquoi une anamnèse détaillée et des analyses sanguines sont essentielles chez les patients consultant pour gynécomastie.

  • Maladies du foie : Le foie métabolise les hormones. En cas de cirrhose ou d’insuffisance hépatique, la dégradation des œstrogènes est altérée, entraînant leur accumulation.
  • Insuffisance rénale : Les déséquilibres hormonaux sont fréquents chez les patients dialysés ou atteints d’insuffisance rénale chronique.
  • Tumeurs : Les tumeurs testiculaires, surrénaliennes ou hypophysaires peuvent provoquer une sécrétion hormonale anormale responsable de la gynécomastie.
  • Maladies thyroïdiennes : L’hyperthyroïdie peut modifier les taux de globuline liant les hormones sexuelles, perturbant le rapport œstrogènes/testostérone.

Différence entre la fausse gynécomastie (pseudogynécomastie) et la vraie gynécomastie

Toute augmentation du volume mammaire chez l’homme n’est pas une vraie gynécomastie (croissance glandulaire). L’accumulation exclusive de graisse au niveau de la poitrine liée à une prise de poids est appelée « pseudogynécomastie » ou « lipomastie ». Cette distinction est cruciale pour la planification du traitement : la pseudogynécomastie peut régresser partiellement avec une perte de poids ou du sport, tandis que la vraie gynécomastie ne disparaît jamais avec le régime ou l’exercice.

Tableau : comparaison entre vraie gynécomastie et pseudogynécomastie

Caractéristique Vraie gynécomastie Pseudogynécomastie (lipomastie)
Type de tissu Tissu glandulaire dur, élastique, en forme de disque. Tissu graisseux mou et diffus.
Sensation à la palpation Masse ferme sous le mamelon, parfois sensible. Pas de masse dure, tissu homogène et souple.
Effet de la perte de poids La glande ne diminue pas, peut devenir plus visible. Réduction notable du volume mammaire.
Traitement Exérèse chirurgicale généralement nécessaire. La liposuccion est souvent suffisante.

Processus diagnostique et classification

Le diagnostic de la gynécomastie repose sur un examen clinique réalisé par un spécialiste et sur des examens d’imagerie. Le médecin évalue la consistance, la taille et la présence éventuelle de masses. L’« échographie mammaire » est l’examen de référence pour confirmer le diagnostic et déterminer la nature du tissu (graisseux, glandulaire ou mixte). Un bilan hormonal (testostérone, œstrogènes, LH, FSH, prolactine, etc.) est également réalisé pour rechercher une cause sous-jacente.

La gynécomastie est classée en quatre stades selon la taille et l’excès cutané (classification de Simon) :

Stade 1 : petite augmentation localisée autour de l’aréole, sans excès cutané.

Stade 2A : augmentation modérée, sans excès cutané.

Stade 2B : augmentation modérée avec léger excès cutané.

Stade 3 : augmentation marquée avec ptose cutanée importante (aspect proche d’un sein féminin).

Approches thérapeutiques : solutions chirurgicales modernes

Le traitement de la gynécomastie dépend du type et du stade. En période pubertaire ou en cas de cause médicamenteuse, une surveillance ou l’arrêt/la modification du traitement peut être proposée. En revanche, dans les formes chroniques et fibreuses, la chirurgie reste la solution la plus efficace et définitive.

Liposuccion : Indiquée lorsque l’excès est majoritairement graisseux (type 1 ou pseudogynécomastie). Les techniques Vaser ou laser permettent de dissoudre et d’aspirer la graisse avec un risque cicatriciel minimal.

Exérèse glandulaire : Lorsque le tissu mammaire est prédominant, la liposuccion seule est insuffisante. Une petite incision semi-circulaire au bord de l’aréole permet de retirer chirurgicalement la glande.

Techniques combinées : Dans plus de 80 % des cas, graisse et glande sont associées. Le chirurgien combine alors une liposuccion pour le remodelage et une exérèse ciblée pour obtenir un thorax plat et masculin.

Avertissement important pour les hommes : risque de cancer du seinBien que l’augmentation mammaire chez l’homme soit le plus souvent une gynécomastie bénigne, elle peut rarement être le signe d’un cancer du sein masculin. Toute masse unilatérale, dure, indolore, aux contours irréguliers, associée à une rétraction du mamelon ou à un écoulement sanglant doit être prise au sérieux. Une consultation spécialisée est indispensable.

Conclusion : reconstruire la confiance en soi

La gynécomastie masculine n’est ni une fatalité ni un problème sans solution. Grâce aux avancées de la médecine moderne, ses causes peuvent être identifiées et corrigées durablement par des traitements personnalisés. Se libérer de cette condition améliore non seulement l’apparence physique, mais aussi la posture, les relations sociales et la solidité psychologique.

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